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30 mars 2026

Pourquoi j’étudie pour obtenir un certificat en gestion parasitaire

Dans mon précédent appartement à Saint-Henri, j’ai eu des coquerelles, des souris et des punaises de lit. Personnellement, en ordre de dommage psychologique, ça va dans cet ordre : souris < coquerelles < punaises de lit. Je n’ai pas peur des souris, et on avait un chat, alors ça s’est réglé tout seul. Les coquerelles, c’est dégueulasse, ça lève le cœur quand tu trouves l’épicentre de l’infestation, et ça court vite, mais ça se gère si tu as le bon état d’esprit. Certains disent qu’il faut passer de la mentalité de victime à celle de chasseur pour s’en sortir.

Je floute la photo ci-dessous parce qu’elle est franchement dégoûtante. Il faut cliquer dessus pour l’afficher.

Des coquerelles dans mon haut-parleur il y a plusieurs années.

Par contre, les punaises de lit furent un véritable enfer. Elles t’attaquent dans ton sommeil, tu ne dors plus, tu deviens irritable, elles sont difficiles à voir et donc à exterminer, tu dois mettre des vêtements longs pour ne pas montrer tes piqûres afin que ton entourage ne s’en rende pas compte, ça te démange, mais tu ne veux pas gratter pour ne pas te faire démasquer. Tu penses que tu t’en es débarrassé, mais elles reviennent. C’est mon expérience vécue : l’enfer.

Bref, je sais d’expérience personnelle qu’il s’agit d’un problème de santé publique majeur avec des effets psychologiques majeurs.

Je n’en ai pas besoin davantage pour me dire que c’est un sujet sérieux qui vaut la peine d’être investigué. Dans les prochaines semaines, je vais me plonger dans le sujet : rats, souris, punaises, blattes (coquerelles). Je commence avec une grande revue de presse des dernières années, une revue de la réglementation municipale, et une revue des données ouvertes disponibles à ce sujet : requêtes 311 à propos de la vermine et données à propos des contrevenants condamnés en matière de salubrité.

J’ai aussi entrepris une formation, avec l’objectif d’obtenir la certification « Application de pesticides en gestion parasitaire » CD5, qui est obligatoire au Québec pour les professionnels exterminant des nuisibles (insectes, rongeurs).

Côté élu, je reçois déjà des plaintes de citoyens par rapport à la vermine, surtout aux rats, et durant la campagne, on m’a beaucoup parlé d’appartements infestés. Justement, en tant qu’élu, je me demande maintenant comment aider. Il y a de la réglementation en place, mais est-ce que la ville peut en faire davantage?

En parallèle, je veux évidemment documenter les enjeux de politique publique. L’évolution des règles sur les rodenticides à Montréal, les effets de ces changements, et le partage des responsabilités entre locataires, propriétaires et la Ville.

Ce billet est un point de départ, à voir où cela me mènera!

Si vous avez vécu des problèmes de vermine ou si vous travaillez dans le domaine, je veux vous entendre. Contactez-moi ici : montreal.ca/elus/nicolas-jolicoeur-100518